« Identification des billets de banque et autonomisation du déficient visuel ».

SOMMAIRE
PAGES
DEDICACE III
REMERCIEMENTS IV
RESUME VI
LISTE DES SIGLES VIII
LISTE DES TABLEAUX IX
LISTE DES ANNEXES X
INTRODUCTION 1
CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE 3
CHAPITRE 2 : ELABORATION DU CADRE D’ANALYSE 12
CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE DE L’INTERVENTION 26
CHAPITRE 4 : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS 45
CHAPITRE 5 : PROJET DE SUIVI 67
CONCLUSION 71
BIBLIOGRAPHIE 73
TABLE DES MATIERES 76
ANNEXES

DEDICACE

Nous dédions ce présent mémoire à tous les déficients visuels. En particuliers ceux de la Fraiche Rosée.

remerciements
Nous voudrions adresser nos vifs et sincères remerciements à

Notre Directeur de Mémoire,
ABOIJI JEAN CLAUDE,
Inspecteur d’éducation spécialisée, chef du service Etudes, Suivi et Evaluation à l’INFS, Pour avoir bien voulu diriger ce travail.

Mener à terme un travail de recherche qui nous a causé beaucoup de peines, reste pour nous, une joie incommensurable.

Honorable formateur,
Votre souci du travail bien fait, votre rigueur scientifique font de vous un formateur respecté et admiré.

Bien que notre quiétude dans la rédaction de ce mémoire ait été ébranlée par cette rigueur, nous voudrions vous rendre hommage pour votre disponibilité, vos qualités humaines, morales et intellectuelles.

Vous nous avez soumis à l’effort constant dans ce travail de recherche, soyez en hautement remercié et recevez ici, cher Monsieur ; l’expression de notre infinie reconnaissance et de notre profonde gratitude.
Nous remercions Madame KOUAME Amoin Inspectrice d’éducation spécialisée, notre maitre de stage pour sa disponibilité et ses orientations dans le travail ;
Monsieur KOFFI Melain Giles, Maitre d’Education Spécialisée secrétaire général de la Fraiche Rosée et l’ensemble du personnel pour leur accueil et leur disponibilité ;
Tous nos bénéficiaires, pour leur disponibilité ;
Monsieur MAHI GUINA, Coordonnateur de l’école des Educateurs Spécialisés qui tout au long de ces trois années a contribué à faire de nous de véritables Maitres d’Education Spécialisée;
Mesdames AKRA Félicité et KOUAME Paulette, nos conseillères de niveau pour leurs conseils ;
Mesdames et messieurs les formateurs du cycle des Maitres d’Education Spécialisée, pour nous avoir fait partager leur savoir; particulièrement Monsieur KOUAKOU N’gbra Guillaume;
Monsieur FLAN, notre époux pour son soutien financier et sa compréhension ;
Mademoiselle FLAN Oumou Rayana, notre fille qui a souffert de mes absences mais qui demeure ma source de motivation ;
Monsieur, BAMBA Siratigui, notre père pour son soutien moral ;
Madame, BAMBA née DIAKITE Cani, notre mère pour ses efforts indéfectibles ; ses prières et son affection profonde ;
Madame, DAHOUE notre camarade pour son soutien incommensurable et son affection profonde ;
Aux familles DIAKITE et BAMBA, pour leur soutien moral et leurs prières.
RESUME
Ce projet est une proposition de réponse à un problème socio-éducatif : celui de l’autonomie de la personne non-voyante.
Il est le fruit de trois années d’étude à l’INFS dont la dernière entièrement pratique, nous met en situation de stage à responsabilité.
Nous avons effectué notre stage à l’ONG Fraîche Rosée. Située dans la commune de Cocody, cette structure se fixe comme objectif de sortir les aveugles de l’ignorance par une alphabétisation gratuite.
Suite à des observations et à des entretiens lors de l’étude du milieu spécifique et des systèmes bénéficiaires, nous avons noté que la plupart des non voyants présents qui mènent une activité génératrice de revenu désirent accroitre leur commerce. Nous avons aussi noté qu’ils ont beaucoup de difficultés à reconnaitre les billets de banque reçus.
Nous avons alors proposé d’étudier le thème suivant : « Identification des billets de banque et autonomisation du déficient visuel ».
Nous avons mené pour cela des activités de micro enseignement, de classification des billets de banque et enfin de jeu de rôles dans une transaction commerciale. Ce projet a pour objectif de donner aux non voyants une autonomie dans la facilitation des transactions liées à la monnaie.
Au terme du projet nous avons observé pour l’activité 1 à la première période 16 comportements positifs sur 18 et à la seconde période 17 comportements positifs sur 18. Pour l’activité 2 nous avons observés 12 comportements positifs sur 15 à la première période et à la seconde période 15 comportements positifs sur 15. Pour l’activité 3 nous avons observé à la première période 12 comportements positifs sur 21 et à la seconde période 18 comportements positifs sur 21.
Cependant, l’exécution du projet a été parfois entravée d’obstacles tels que la difficulté au niveau de la recherche documentaire. Il a été parfois difficile de trouver des documents appropriés pour nous orienter dans notre travail. Ce qui nous a amené à recourir des informations sur internet.

LISTE DES SIGLES

LISTE DES TABLEAUX
Pages
Tableau I : Effectifs des agents de la Fraiche Rosée selon
les fonctions 18
Tableau II : Tableau récapitulatif des différents services de la
Fraiche Rosée 19
Tableau III: Comportements et aptitudes des bénéficiaires
selon les domaines 22
Tableau IV : Plan d’action 30
Tableau V : Plan d’exécution 31
Tableau VI : Caractéristiques des membres du groupe de travail 33
Tableau VII : Anamnèse de mon groupe de travail 35
Tableau  VIII : Acquisition des bénéficiaires en début de projet 37
Tableau  IX : Synthèse des grilles d’observation de l’activité 1 à la
première Période 47
Tableau  X : Synthèse des grilles d’observation de l’activité 2 à la
première période 49
Tableau XI : Synthèse des grilles d’observation de l’activité 3 à la
première période 51
Tableau XII : Synthèse des résultats de l’activité 1 à la
deuxième période 54
Tableau XIII: Synthèse des résultats de l’activité 2 56
Tableau XIV: Synthèse des résultats de l’activité 3 58
Tableau XV : Evaluation des acquisitions en fin de projet 60
Tableau XVI : Tableau synoptique de l’activité 1 61
Tableau XVII : Tableau synoptique de l’activité 2 62
Tableau XVIII : Tableau synoptique de l’activité 3 63
LISTE DES ANNEXES

Pages

ANNEXE I : Fiches techniques d’activités II

ANNEXE II : Exemple de grille d’observation X

ANNEXE III : Guide d’entretien XII

ANNEXE IV : Photos d’activités XIV

INTRODUCTION
« Il y a une tendance à penser que le handicap est un phénomène marginal ; qu’il concerne peu de personnes et qu’il n’arrive qu’aux autres. Pourtant, une personne sur dix présente un handicap. Celui-ci peut être dû à un accident, à une maladie grave ou simplement en raison d’incapacités liées à la vieillesse. Nous avons tous dans notre entourage des personnes proches présentant un handicap ». Cette affirmation de Brigitte Gautron pose le problème du handicapé dans son rapport social et dans son insertion socio-économique.
Ainsi en nous référant au RGPH de 1998, sur une population de 18 millions d’habitants, la population des handicapés en Côte d’Ivoire est estimée à 85.517 personnes soit 0,47% de la population totale. Dans cette population nous avons 31.527 aveugles soit 37% de la population handicapée. Ceux-ci sont confrontés à différents problèmes surtout quand ils sont des acteurs ou des agents économiques les difficultés nées de leur handicap ont suscité des actions diverses.
Dans l’optique de leur prise en charge, plusieurs structures publiques et privées ont vu le jour. Ainsi, nous pouvons citer l’ONG Fraîche Rosée crée en le 1ermars 1996 et qui a pour mission principale la prise en charge des personnes non voyantes. Notre stage dans cette structure a suscité en nous la question de l’aide à apporter aux déficients visuels dans la facilitation des transactions liées à la monnaie.
Dans la perspective d’une insertion sociale de ces personnes handicapées nous avons jugé opportun de travailler sur : « Identification des billets de banque et autonomisation du déficient visuel ».

Ce travail s’articule autour de cinq chapitres :
Le premier chapitre intitulé problématique, vise à mettre en évidence le problème à l’étude.
Le deuxième chapitre quant à lui définit l’élaboration du cadre d’analyse afin de mieux le cerner.
Le troisième chapitre aborde la méthodologie de l’intervention et va conduire au choix du groupe de travail, des instruments de la recherche et des activités menées.
Ensuite le quatrième chapitre présente les résultats, l’analyse des résultats, leurs commentaires et leurs explications.
Enfin le cinquième chapitre intitulé projet de suivi va permettre d’évaluer les résultats obtenus, d’énumérer les insuffisances liées aux résultats et de faire des suggestions.
Nous proposerons donc des solutions en vue de faciliter les transactions commerciales du déficient visuel non sans avoir au préalable diagnostiqué les difficultés qu’il éprouve.

CHAPITRE I :

PROBLEMATIQUE

Dans une économie moderne, l’homme remplit différentes fonctions il est soit consommateur soit producteur. Ces différentes fonctions font de lui un agent économique. Ce qui l’amène à utiliser l’argent pour satisfaire ses besoins. Mais pour jouer pleinement son rôle d’agent économique il a besoin de toutes ses facultés car l’utilisation de la monnaie requiert de lui certaines connaissances d’identification et de valeur d’échange.
Cependant certains facteurs peuvent le limiter dans son rôle d’agent économique tel que la déficience intellectuelle, la déficience visuelle etc. Cet état peut à terme le conduire à un handicap, c’est-à-dire l’incapacité pour lui à mener ses activités quotidiennes.
Ce désavantage dont est victime cet individu pour accomplir ses activités sociales du fait de son incapacité partielle ou totale pose sans ambigüité la question du handicap dans son aspect fonctionnel.
Dans ce contexte l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (1998) désigne par personne handicapée toute personne dont l’intégrité physique ou mentale est progressivement ou définitivement diminuée, soit congénitalement, soit sous l’effet de l’âge, d’une maladie ou d’un accident, si bien que son autonomie s’en trouve compromise. C’est dans cette optique que la loi Handicap française du 11 février 2005 dans son article 2, définit le handicap comme toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant.
Cependant il existe plusieurs types de handicap à savoir le handicap physique, mental et sensoriel.
Ainsi dans le monde ce sont près de 285 millions de personne qui présentent une déficience visuelle, 39 millions d’entres elles sont aveugles et 246 millions présentent une baisse de l’acuité visuelle (OMS 2003). Elle dénombre pour l’Afrique seule, 12 millions d’aveugles. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, selon le RGPH de 1998, sur une population de 18 millions d’habitants, la population des handicapés est estimée à 85.517 personnes soit 0,47% de la population totale. De cette population handicapée l’on dénombre 31.527 aveugles soit 37% de la population handicapée. Cette déficience qui met en lumière cette capacité à l’indépendance fonctionnelle appelle les notions de suffisance, mieux de l’autonomie.
Selon Wikipédia, l’autonomie est définie conformément à sa racine grecque, comme «  la loi qu’on se donne à soi-même. C’est encore le droit et / ou la capacité pour un individu de mener sa vie comme il entend. On définit souvent diverses formes d’incapacités motrices ou sensorielles comme des pertes d’autonomie fonctionnelle. L’autonomie est la cessation de dépendance, c’est l’agissement libre d’un individu. Etre autonome, c’est être capable d’assumer ses dépendances et évoluer vers une certaine indépendance.
BRIGITTE G (1999), soutient que : « la simple augmentation de l’autonomie, d’une personne handicapée est un gain pour toute la famille et cette autonomie dépend plus de conseils appropriés et d’organisation sociale que des moyens financiers ».A travers ces propos de Gautron, nous percevons clairement que permettre l’autonomie d’une personne handicapée, a l’avantage de renforcer la cellule familiale par une socialisation du handicapé.
Aussi, Chesnais M.F. cité par Tepka F. (2012), soutient-il cette thèse en définissant l’autonomie comme « la possibilité pour une personne, d’effectuer sans aide les principales activités de la vie courante, qu’elles soient physiques, mentales, sociales ou économiques et à s’adapter à son environnement ».Cette autonomie qui apparait comme un état, un produit final nécessite de ce fait une autonomisation.
Pour nous, l’autonomisation, c’est un processus visant à rendre autonome le déficient visuel en lui permettant d’identifier et de manipuler aisément les billets de banque sans l’aide d’autrui.
Alors le concept de perte d’autonomie suppose que l’on soit confronté à un problème exclusivement fonctionnel ; c’est-à-dire ici l’incapacité de détecter les billets de banque. Ce fait limite ainsi les possibilités du déficient visuel à mener des activités à but lucratif dans la mesure où s’il ne reconnait pas les différents billets, il reste impossible pour lui de rendre la monnaie à un client ou de faire lui-même des achats sans se tromper.
Le terme déficient visuel est employé ici pour désigner l’aveugle (non voyant) et mal voyant. L’aveugle se définit, selon l’Encyclopédie Médicale, comme toute personne dont la vision centrale du meilleur œil, après correction, est égale ou inférieure à 1/20ième de la normale. L’amblyopie ou la mal voyance est elle reconnue, pour une valeur de 4/10ième de ce meilleur œil après correction.
Le déficient visuel doit faire face aux exigences socio économiques qui le conduisent à une société de plus en plus individualiste. Il se pose alors à lui tout un problème qui est celui de son autonomisation dans une société ou les défis deviennent de plus en plus difficiles à relever tant pour les personnes dites valides que pour les handicapés visuels. Vu donc l’importance de cette autonomisation chez le déficient visuel quelques auteurs ont abordé cette question. Face à cette situation quelques esquisses de solutions ont été mises en œuvre.
Ainsi, la Banque centrale européenne (2012), a mis en circulation des billets de banque en Euros facilement identifiables par des personnes déficientes visuelles. Dans cette optique, Il existe sept billets dont les valeurs faciales s’échelonnent entre 5 et 500 euros. Chaque billet est d’une taille et d’une couleur différente. On distingue donc aisément ces billets de banque avec l’indice suivant :
Pour la somme de 5 euro la dimension est 7440 mm, pour 10 euro la dimension de 8509 mm, pour 20 euro la somme est de 50 mm, pour 100 euro la dimension est 12054, pour 200 euro la dimension est 12546 mm et enfin pour 500 euro la dimension est 13120 mm. Cette indication permet aux déficients visuels de distinguer les différentes coupures des billets de banque en Euros à partir des dimensions qui sont toutes différentes d’une coupure à une autre.
Au toucher, il est indiqué que le papier a une texture particulièrement distinctive. Il est ferme et craquant.
Par ailleurs la banque du canada, (2014) en collaboration avec l’Institut National Canadien pour les Aveugles (INCA), propose quant à elle des nouveaux billets de banque imprimés sur un matériau en polymère, sur lesquels elle a introduit un élément tactile pour permettre aux déficients visuels de pouvoir identifier les différents billets. En fait, l’élément tactile consiste en une série de symboles formés de six points en relief (deux colonnes de trois points) et séparés par une surface lisse. Il ne s’agit donc pas de caractère braille. Le nombre et la position des symboles varient selon la coupure :
Cette banque permet aussi à ceux qui ont une vision partielle de distinguer les billets de banque. Ainsi, avons-nous de grosses coupures sur fond contrasté, indiquant la coupure, se trouvant des deux côtés de chaque billet. Un chiffre foncé sur fond clair parait au recto, tandis que qu’un chiffre blanc sur fond sombre figure au verso.
Pour distinguer les coupures, la banque du Canada fournit aux personnes aveugles ou ayant une vision partielle, un lecteur de billets de banque qui déchiffre les codes pouvant être lus par machine. En effet, cet appareil portatif, qui est distribué par l’Institut National Canadien pour les Aveugles (INCA), indique la coupure de trois façons différentes, soit par un message vocal (en français ou en anglais), un timbre sonore ou une vibration.
Si nos recherches documentaires montrent que le Canada et l’Union Européenne se sont penchés sur cette difficulté à distinguer ou à identifier les billets de banque chez les personnes dites normales comme chez les déficients visuels, beaucoup d’effort restent à faire dans les pays du tiers monde et plus particulièrement en Côte d’Ivoire. Pour ce qui concerne la Cote d’Ivoire, les billets émis par la BCEAO présentent quelques caractéristiques qu’il convient de relever. Ainsi, les billets tout neufs en franc cfa comportent des signes distinctifs notamment au niveau de la rugosité des chiffres indiquant la valeur faciale. Le symbole de la monnaie en cfa « poids à peser » présente des aspérités ce qui permet aux non voyants de distinguer des billets contrefaits. Cependant ces signes distinctifs ne permettent pas l’identification des billets de banque chez les déficients visuels dès lors que les billets sont usagers. A cela s’ajoute la difficulté des analphabètes non voyants de reconnaître les chiffres indiqués sur la valeur faciale des billets.
En outre, la faible présence des déficients visuels dans les activités économiques impactent négativement la communication sur la question de l’identification des billets de banque par ceux-ci.
Cependant certains non-voyants qui fréquentent la Fraiche Rosée et exercent des activités commerciales telles que la vente de produits cosmétiques ou du savon liquide afin de se prendre en charge. Malheureusement pour reconnaitre la valeur des billets, ils ont toujours recours a une tierce personne, car Ils leur arrivent de confondre très souvent les coupures de 5000f et 10000f et ainsi que les coupures de 1000f et celles de 2000f. Ainsi bon nombre d’entre eux se sont plusieurs fois vus interpeller par les clients parce qu’ils se trompaient en rendant de la monnaie. Au lieu de faire la monnaie de 2000 frs, ils font plutôt celle de 1000frs .C’est une attitude qui nécessite à l’évidence de l’aide d’un tiers pour corriger les erreurs dans les échanges.
Cette attitude traduit le manque d’autonomie chez eux. S’ils doivent nécessairement mener des activités lucratives afin de subvenir à leur besoin et s’assumer dans cette société matérialiste, les déficients visuels se doivent d’identifier les billets de banque.
C’est face à ce constat que nous nous sommes interrogés si l’identification des billets de banque ne pourrait pas être un moyen d’autonomisation chez le déficient visuel. Mais comment s’appréhende alors la notion d’identification relativement à l’autonomie. Il s’agit donc de reconnaitre la monnaie pour faciliter les échanges.
Selon l’Académie Française (1986) identification est l’action de reconnaitre une chose comme étant de telle origine, comme appartenant à telle espèce.  
Selon Encyclopaedia universalis « la monnaie c’est d’abord le moyen le plus commode pour effectuer des achats ou se libérer d’une dette. Le billet de banque est un moyen de paiement généralement en papier imprimé, émis le plus souvent par la banque centrale ou l’institut d’émission d’un pays. Ce type de monnaie papier ou papier-monnaie est de nature fiduciaire (du mot latin fiducia; confiance) dans la mesure ou sa valeur est fortement dépendante du degré de confiance accordé par les porteurs de billet à l’organisme qui les émet.
Par ailleurs depuis une trentaine d’années, certains pays adoptent des billets en polymère qui sont beaucoup plus durs à déchirer et à froisser. Ces changements récents induisent leur spécification par le sujet non voyant ou mal voyant.
L’identification des billets de banque ramène à l’état de celui qui sait quelque chose, et qui doit davantage la connaitre afin de s’en approprier dans la vie courante.
Dans le cadre de notre étude, l’identification des billets de banque, c’est distinguer un billet d’un autre à partir d’un indice ou d’un signe particulier. L’identification des billets de banque par les déficients visuels consiste donc à les amener à reconnaitre chaque coupure de billet de banque d’une part et d’autre part à différencier chaque coupure.
Cette étude présente plusieurs intérêts :
Intérêt social : ce projet permettra aux déficients visuels de participer à la vie sociale et économique et de se prendre en charge en exerçant des activités lucratives : Une meilleure intégration, avoir des revenus substantiels
Intérêt institutionnel : Cette approche pourrait susciter une prise de conscience institutionnelle favorisant la prise en compte de lois relatives à l’émission de la monnaie afin d’apporter des modifications sur les billets de banque. Ceci faciliterait leur utilisation par les déficients visuels.
Intérêt scientifique Cette méthode d’identification des billets permettrait de suggérer des pistes de réflexion ou d’aider tous ceux qui travaillent sur les questions de la monnaie, de concevoir des séries de billets adaptés aux déficients visuels. Cela permettrait aussi de combler cette lacune par la prise en compte des déficients visuels en tant qu’agent économique.
Intérêt personnel : cette étude nous a permis de tirer une réelle satisfaction à aider les déficients visuels de la Fraiche Rosée à pouvoir identifier les billets de banque, ce qui leur permettra de mener sans crainte leurs activités commerciales.
L’objectif de ce projet est de rendre autonome le déficient visuel par l’identification des billets de banque.

CHAPITRE II :

ELABORATION DU CADRE D’ANALYSE

Pour mener à bien notre projet d’intervention sociale, nous avons élaboré le cadre d’analyse afin de mieux connaitre notre milieu. Il sera donc question dans ce chapitre d’aborder l’analyse du cadre d’intervention et le diagnostic.

2.1- ANALYSE DU CADRE D’INTERVENTION
La présente étude a lieu dans la commune de Cocody qui est l’une des 13 communes du district d’Abidjan. La commune de Cocody est située à l’Est d’Abidjan et est la troisième grande commune après Yopougon et Abobo. Elle a une superficie de 132 Km² et est limitée :
au nord, par la commune d’Abobo ;
au sud, par la lagune Ebrié ;
à l’ouest par les communes d’Adjamé et du Plateau
et à l’est par la commune de Bingerville
Autrefois, le site de Cocody abritait les plantations de cultures vivrières créées par les premiers habitants nommés ‘‘les tchamans’’. Le nom « cocody » vient de « cocoly » qui est le nom du génie protecteur du village des tchamans. C’est la déformation du nom qui va donner l’appellation actuelle de la commune (Cocody).
Cocody, rattachée à la commune d’Abidjan jusqu’en 1980 devient première commune de plein exercice par la loi n°80-1180 du 17 octobre 1980 relative à l’organisation municipale en Côte d’Ivoire.
Selon les chiffres du Recensement Général de la Population (RGPH) 1998, de l’Institut National de la Statistique (INS) relatifs à la commune, l’on peut estimer à 251 741 habitants dont 70,36% ont moins de 30 ans avec 51% de nationaux et 49% d’étrangers. Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), cette population a en son sein 4 à 5% de déficient mentaux. La commune de Cocody est une cité cosmopolite, elle renferme une pluralité d’ethnies, de nationalités et de religions.
Elle abrite également divers types d’habitants tels que les hautes personnalités comme le Président de la République, les diplomates, les hauts fonctionnaires d’Etat. Ceux-ci vivent dans les quartiers résidentiels composés de villas ou d’appartements de grand et moyen standing dans les quartiers comme la Riviera I, II, III, FAYA, I et II, la Riviera Palmeraie, Angré, Attoban, FEH Kessé. Cocody abrite aussi des villages tels que Anono, Blockauss, M’Badon, Akouédo. Nous avons aussi des habitants aux conditions de vie précaires, qui vivent dans des quartiers précaires et des bidonvilles. En plus de ces habitations, la commune de Cocody dispose de plusieurs infrastructures pour le bien-être de la population.
Dans le cadre de notre étude, les structures administratives, sanitaires, sécuritaires, religieuses, socioéducatives et culturelles seront identifiées.
Au niveau administratif
La commune de Cocody dispose de plusieurs infrastructures administratives parmi lesquelles la mairie, l’Institut National de la Statistique (INS), le Bureau National d’Etude Techniques et de Développement (BNETD).
Au niveau sanitaire
La commune dispose de plusieurs structures sanitaires dont le Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Cocody, la Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie (PISAM), des centres médicaux, des pharmacies, le centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI), des infirmeries et des cliniques privées.
Ces différentes structures sont très importantes pour le suivi sanitaire de la population.
Au niveau sécuritaire
La commune dispose de l’école nationale de gendarmerie, des brigades de gendarmerie, de l’école nationale de police, des commissariats, des sociétés de gardiennage, des camps militaires.
Toutes ces structures énumérées, ont pour but d’assurer la sécurité des biens et des personnes vivantes dans la commune, tout en créant la quiétude et la confiance pour la population.
Au niveau religieux
La population a diverses croyances d’où une diversité de structures religieuses, parmi lesquelles nous pouvons citer des mosquées, des temples, des églises.
Au plan socio-éducatif et culturel
Nous observons un grand nombre d’établissements de formation professionnelle, supérieurs secondaires et primaires ; des complexes hôteliers tels que l’hôtel ivoire, l’hôtel du golf et différents stades.
Notons aussi l’Université Félix Houphouët Boigny, des universités privées, des écoles et instituts de formation professionnelle tels que l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), l’Institut National de Formation Social (INFS), l’Institut Pédagogique National de l’Enseignement Technique (IPNETP), l’Ecole Nationale Supérieure (ENS), l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC), des groupes scolaires publics et privés, des centres de protection de la petite enfance (CPPE), des structures spécialisées comme la Page Blanche, le Nouvel Elan et le Mont Carmel devenu l’Institut de Réhabilitation et de formation des Aveugles du Mont Carmel (IRFAM), aussi la Fraiche Rosée qui prennent en charge les handicapés psychiques et sensoriels.
Malgré les atouts de la commune, force est de constater qu’elle ne s’est pas encore dotée de structures publiques accueillant les handicapés sensoriels parmi lesquels les aveugles. Ce sont des groupes de personnes appartenant à des communautés chrétiennes qui s’organisent et reçoivent dans des centres des personnes déficientes visuelles pour leur encadrement et leur formation : c’est le cas de Fraiche Rosée notre milieu institutionnel.
Il est situé à Cocody Mermoz et est limité par l’institut Goethe au Nord, le carrefour Kadhafi à l’ouest, l’école HEC à l’est et enfin par des habitations au sud.
Fondée le 1er mars 1996, la Fraîche Rosée est un service social chrétien d’utilité publique non gouvernemental, apolitique et à but non lucratif. Elle œuvre en unité d’alphabétisation en braille sous la couverture juridique de l’alliance biblique en Côte d’Ivoire en partenariat avec la Mission Evangélique Braille Suisse (MEB). Ce centre fait partie des institutions spécialisées de cocody assurant la prise en charge des déficients visuels.
Le 06 Octobre 2003 La Fraîche Rosée est devenue une organisation non gouvernementale en formalisant son existence par un récépissé du Directeur Général de l’Administration du Territoire sous le numéro 1296 MEMAT/DGAP/DAB/SDVAC. Son siège social qui au départ était situé à Yopougon va être déplacé à la Riviera Palmeraie dans la commune de Cocody puis finalement à Cocody Mermoz. Concernant les ressources financières, la Mission Evangélique Braille (MEB) Suisse octroie chaque mois une somme de 200.000 francs avec des matériels didactiques et finance souvent les projets de la Fraiche Rosée et c’est cela qui permet au centre de se développer .Elle n’est donc pas subventionnée par l’état qui a des fonctionnaires dans ce centre.
La structure est animée par des voyants et des non voyants (bénévoles, enseignants spécialisés, éducateurs spécialisés techniciens en agriculture biologique, en artisanat et en commerce), tous engagés au service des personnes handicapées, des femmes et des jeunes en milieu rural.
L’ONG Fraiche Rosée se donne comme mission, d’éduquer, de former et d’insérer dans le tissu social les personnes non voyantes et mal voyantes. Elle s’est fixée pour objectif principal de faire la promotion de la personne non-voyante et malvoyante à travers le travail en vue de son insertion sociale.
A cet effet, elle valorise les bénéficiaires en leur donnant les capacités de travailler et de se prendre en charge. L’institut s’attèle à former tous les bénéficiaires aux diverses techniques d’insertion sociale (agropastorale, musique, braille, commerce, artisanat…) ce qui leur permet d’avoir une autonomie financière et un épanouissement social.
Elle joue aussi un rôle de sensibilisation auprès des parents en leur expliquant le bien-fondé de cette initiative pour les encourager à y adhérer.
Pour atteindre ses objectifs, un personnel de 14 personnes composé d’agents de l’état et des bénévoles a été mis en place :

Tableau I : Effectifs des agents de la Fraiche Rosée selon les fonctions

Source : le centre

Selon le tableau la Fraiche Rosee compte 14 agents dont 9 non voyants, de plus 8 agents relèvent de la fonction publique et 6 sont des bénévoles.

Tableau II : Tableau récapitulatif des différents services de la Fraiche Rosée

Source : Document du centre

Pour intégrer le centre, les bénéficiaires doivent remplir les conditions suivantes :
être adulte (18 ans jusqu’à 45 ans) ;
être non voyant ou malvoyant ;
résider à Abidjan ou banlieue ;
fournir un dossier comprenant :
un extrait de l’acte de naissance ;
une photocopie de la carte nationale d’identité
trois photos d’identité
une fiche d’engagement signée par leur tuteur ou leur parent.
Ce dossier donne toutes les informations concernant les bénéficiaires. Par ailleurs les bénéficiaires qui n’habitent pas Abidjan doivent nécessairement avoir un tuteur ou un parent qui y réside. La formation se fait gratuitement.

2.2- DIAGNOSTIC
Le diagnostic consiste à observer notre centre d’accueil et notre population cible en vue de recueillir des données. Il nous permettra d’identifier les problèmes vécus par nos bénéficiaires et mettre en évidence celui que nous étudierons. Le diagnostic comprend les observations générales, spécifiques et l’analyse des données.
2.2.1- Observations générales
La Fraîche Rosée est un grand duplex de sept pièces. Elle a un portail qui est toujours fermé et un portillon qui permet d’accéder au sein du centre. Au rez-de-chaussée, nous avons le bureau du Secrétaire Général du centre, une grande salle qui sert à la fois de salle d’accueil, de salle de réunion et de salle de classe pour les cours d’alphabétisation en braille. Dans cette salle se trouvent des supports didactiques tels que les livres du « noir au braille », sept grandes tables disposées en triangle isocèle et quatre machines Perkins rangées à l’angle de la salle. Aussi trouve t-on une seconde salle équipée de douze ordinateurs, deux embosseuses et quatre scanners pour les cours d’informatique. Dans cette même salle se trouve aussi une bibliothèque avec des livres transcrits en braille et des livres en noir. Outre ces trois salles, le rez-de-chaussée est pourvu d’une cuisine et de toilettes. La cour arrière a un apatam et une piscine non fonctionnelle. A l’étage, se trouve le bureau du service social et cinq chambres.
Cette année académique 2013-2014 la Fraiche Rosée compte 11 bénéficiaires.
Les bénéficiaires arrivent tous les matins au centre la canne à la main. Parmi eux certains sont accompagnés et d’autres non. Ceux non accompagnés ne retrouvent pas souvent l’entrée du centre.
La majorité des bénéficiaires arrive au centre avant 7 heures tandis que les cours débutent à 9 heures. Une fois au centre, ils se dirigent vers leurs salles respectives en rasant le mur. Certains bénéficiaires tiennent toujours des sacs contenant des produits à vendre tels que des produits cosmétiques. La plupart confronte les billets de banque avant de les reconnaitre.
A la Fraiche Rosée le programme débute par l’apprentissage du braille puis la locomotion et enfin l’apprentissage de l’informatique.
Les activités d’alphabétisation et d’informatique sont menées chaque jour de 09h à 13h.
A la fin des activités, les bénéficiaires sont raccompagnés par les bénévoles jusqu’a l’arrêt du bus.
La salle informatique n’est pas climatisée et le matériel y est souvent défaillant. Lors des cours, les bénéficiaires ne bavardent pas et posent beaucoup de questions.
Dans la cour, sous l’apatam se trouve un artisan non voyant qui tisse des lits picots, des tables à manger et des chaises…
Suite aux observations générales, nous avons fait des observations spécifiques afin de mieux décrire les différents comportements.

2.2.2- Observations spécifiques
Ces observations portent sur les comportements et aptitudes des bénéficiaires.

Tableau III: Comportements et aptitudes des bénéficiaires selon les domaines

Source : observation

A la lecture de ce tableau, au niveau socio-affectif, pour les items proposés 6 bénéficiaires sur 11 identifient les différents produits et 7sur 11 vendent des produits cosmétiques.
Tous les autres items du domaine socio-affectif ont convenablement été réalisés par les bénéficiaires.
Au niveau cognitif : concernant l’identification des billets de banque aucun bénéficiaire n’arrive à identifier correctement les billets de banque alors qu’à l’item 2 ils savent tous l’existence des 5 billets de banque.
De plus tous les 11 bénéficiaires confondent les billets de 5000f avec ceux de 10000f et les billets de 1000f avec ceux de 2000f.
La reconnaissance des pièces de monnaie ne pose aucun problème aux bénéficiaires.
Au niveau psychomoteur 9 sur 11 des bénéficiaires se déplacent avec une canne blanche, une des bénéficiaires a une démarche rigide et 7 sur 11 se déplacent seuls à l’intérieur du centre.
2.2.3- Analyse des données
De toutes ces observations, il ressort que la construction du centre en duplex facilite le déplacement des pensionnaires au sein du centre. S’il est vrai qu’il n’y a pas de problème majeur de locomotion à l’intérieur du centre, Il n’en demeure pas moins que de leur descente du bus jusqu’au centre le parcours emprunté par les bénéficiaires ne se fasse pas sans embûche.
Les activités commencent à 9h à cause de l’éloignement des bénéficiaires et du moyen de transport utilisé qui est le bus. L’irrégularité du bus amène certains à être présents très tôt au centre. A la fin des cours, des encadreurs guident des bénéficiaires jusqu’à leur arrêt de bus parce qu’ils ont des difficultés pour se déplacer seuls. Ils ont du mal à identifier les différents obstacles sur leur trajet.
La disposition des tables en triangle et des chaises dans la grande salle permet aux bénéficiaires de se déplacer aisément avec des repères.
S’agissant de la formation il faut d’abord commencer par l’apprentissage du braille et cela permettra aux bénéficiaires de savoir lire et écrire. Par ailleurs, pendant la lecture, certains usagers perdent le contrôle de la ligne avec l’index gauche ; ce qui rend difficile la lecture
L’absence de climatisation de la salle informatique, entraine une grande chaleur. Ceci pourrait expliquer les pannes à répétition du matériel.
Pendant le cours d’informatique, les bénéficiaires montrent leur intérêt pour ce cours en restant très calmes et en posant plusieurs questions lorsqu’ ils ne comprennent pas quelque chose.
Le déplacement des non voyants dans le centre sans canne blanche en rasant les murs est dû au fait qu’ils n’ont aucune notion de la locomotion dans un espace clos avec plusieurs obstacles.
Le commerce mené par les bénéficiaires est autorisé par la structure parce qu’il leur permet de subvenir à leurs besoins mais aussi à leur autonomie financière.
Leurs produits sont généralement achetés par les étudiants et le personnel de la Fraiche Rosée. Lors de la vente de leurs produits, la reconnaissance des billets de banque n’est pas toujours aisée .Ils confondent les billets de 1000 frs à ceux de 2000 frs, et ceux de 5000 frs à ceux de 10.000 frs. Certains confrontent les billets pour pouvoir les différencier mais ils éprouvent toujours des difficultés à identifier les billets de banque et cela pourrait avoir un impact négatif sur la vente de leurs produits.
Cependant le fort taux du personnel non voyant dans la structure traduit non seulement la possibilité d’insertion des déficients visuels mais facilite aussi leur apprentissage.
Les différentes difficultés relevées mettent à nu les problèmes suivants :
les difficultés de lecture en braille
l’insuffisance du personnel qualifié
problème de transaction commerciale : les commerçants non voyants ont des difficultés à faire la monnaie après un achat. Ils ne différencient pas les billets que les clients leur présentent. 
difficultés de transport
difficultés de déplacement : les nouveaux bénéficiaires n’ont pas de canne blanche et ils ont du mal à se déplacer dans le centre ;
problème d’équipement de la salle informatique en air conditionné
la non reconnaissance des billets de banque au toucher
De tous ces problèmes, il ressort que le problème prioritaire en tant que stagiaire MESP est celui lié à l’identification des billets de banque.
A partir de ce diagnostic nous relevons les besoins suivants :
personnel d’encadrement pédagogique qualifié : cela garantirait un apprentissage adéquat et conforme à la pédagogie.
identification manuelle des billets de banque ceci faciliterait l’autonomie chez les commerçants non voyants
création d’internat : cela permettrait au non voyant de se loger et aussi d’éviter des parcours de longue distance
besoin d’augmentation en coopérative commerciale : ceci permettrait de développer leur commerce.

CHAPITRE III :

METHODOLOGIE DE L’INTERVENTION

Par définition, la méthodologie est l’ensemble des procédés, des moyens organisés rationnellement par les spécialistes d’une discipline pour arriver à un résultat. Quant à l’intervention c’est l’action d’intervenir.
Dans le cadre de notre travail la «méthodologie de l’intervention » consiste à présenter le projet d’intervention, la population bénéficiaire, le matériel et les outils de la recherche. Puis, les activités menées et les difficultés auxquelles nous avons été confrontés.

3.1- PRESENTATION DU PROJET D’INTERVENTION
Le projet d’intervention que nous avons élaboré est un projet éducatif parce qu’il se fait en dehors des enseignements classiques. Il est mis en place pour aider des non voyants à acquérir plus d’autonomie dans leur transaction par l’identification des billets de banque.
A la lumière de la littérature, le présent projet s’inscrit dans le cadre de l’éducation.
Selon Robert LAFON (1979), le projet éducatif est une démarche méthodique qui permet de diriger, faciliter le développement, la formation, le déroulement et l’épanouissement d’une vie humaine dans sa totalité biologique, psychologique et sociale.
Jeanin J. P (2007) cité par Diarra A. (2011) renchérit pour dire que le projet est le processus d’actions construit à partir d’un diagnostic de situation, du choix d’objectifs cohérents par rapport à cette situation et de différents moyens à mettre en œuvre pour répondre à une problématique précise. Ces actions s’articulent entre elles et visent à transformer la situation initiale insatisfaisante en situation résultante satisfaisante.
Il doit être suffisamment précis et détaillé.
Nous pouvons retenir, de tout ce qui précède que le projet éducatif est un ensemble de méthodes mises en place en vue de forger la personnalité d’un individu pour son plein épanouissement. Dans le cadre de notre étude, il faut retenir que le projet éducatif est un ensemble d’activités que l’on entend mener avec les déficients visuels, sur une période donnée dans le but de les rendre indépendants à travers l’identification des billets de banque.
Il s’appuie à cet effet sur des activités éducatives et a pour objet de définir le sens des actions, le but des activités.
Dans le cadre de notre travail, le manque d’autonomie dans la connaissance de valeur des billets de banque revêt des inconvénients tant sur l’individu, que sur la société. C’est pourquoi, dans le souci de réduire la dépendance du déficient visuel dans ses activités, nous proposons comme projet « Identification des billets de banque et autonomisation du déficient visuel ».
Il répond à l’objectif qui est de rendre autonome le déficient visuel dans ses activités quotidiennes. Pour y parvenir, nous proposons trois activités qui sont :
ACTIVITES 1 : micro enseignement sur les caractéristiques des billets de banque (cfa)
Objectif spécifique terminal : A partir d’un exposé de l’éducatrice stagiaire sur les billets de banque, l’apprenant doit être capable de donner un signe distinctif sur les différentes coupures des billets de banque.

ACTIVITE 2 : la classification des différentes coupures des billets de banque.
Objectif spécifique terminal : Etant donné plusieurs billets de banque, le déficient visuel doit être capable de les ranger dans un portefeuille à plusieurs compartiments sans hésiter.
ACTIVITES 3 : jeu de rôles dans une situation de transaction
Objectif spécifique terminal : Dans une situation de transaction le déficient visuel doit être capable de distinguer les billets de banque sans erreur.
Tableau IV : Plan d’action

Tableau V : Plan d’exécution

Légende : Période d’exécution des tâches Période de dépôts des mémoires S : Semaine

Ce tableau nous montre que le projet contient 3 activités. Elles s’étendent sur une période de 04 mois. L’élaboration du document s’étend sur 7 mois suivi du dépôt du mémoire et de la soutenance.

263.2- PRESENTATION DE LA POPULATION D’ETUDE
3.2.1- Population cible
Le présent projet éducatif s’adresse à tout déficient visuel. Dans la mesure où notre stage a lieu à la Fraiche Rosée, ce sont donc les personnes déficientes visuelles de ce centre qui sont concernées par notre projet d’étude. Ils sont au total 11 usagers au titre de l’année 2013-2014.
3.2.2- Groupe de travail
Ce groupe est constitué de trois garçons présentant une déficience visuelle et dont l’âge varie entre trente et trente trois ans. Précisons cependant que les membres de notre groupe de travail doivent remplir un certain nombre de conditions.
3.2.2.1- Critères de choix et de justification
Etre non voyant fréquentant la Fraiche Rosée
La Fraiche Rosée étant notre site d’accueil, alors les membres de ce centre vont nous permettre de réaliser notre projet.
Exercer une activité commerciale
Le déficient visuel qui exerce un commerce est en contact permanent avec les billets de banque et ce projet lui permettra d’avoir une connaissance plus aisée des différentes coupures des billets de banque.

Confondre les billets de banque
L’objectif de notre projet étant l’acquisition de l’autonomie dans l’identification des billets de banque, ce projet leur permettra de se familiariser avec les différents billets de banque de sorte à pouvoir les reconnaitre sans l’aide d’autrui.

3.2.2.2- Caractéristiques des membres du groupe de travail
Tableau VI : Caractéristiques des membres du groupe de travail

Source : Renseignements

Au regard du tableau nous notons que nos 03 usagers sont des personnes adultes, cependant le niveau d’étude le plus élevé est la classe de terminale. Pour les causes du handicap, 02 sont survenus à la suite d’un glaucome et l’autre à la suite de le régénérescence rétinienne. On peut donc noter que nos bénéficiaires ne sont pas des aveugles congénitaux.
Aussi, la cécité des différents membres de notre groupe de travail est-elle survenue respectivement Pour SK en 2010 et pour OA et YA en 2006.

Source : Renseignement
Il ressort de ce tableau que tous nos usagers ont vécu des situations assez difficiles, cependant si la maladie (glaucome) est à l’origine du handicap de deux d’entre eux, pour YA c’est la régénérescence rétinienne. Cependant, ils sont tous contents de fréquenter la Fraiche Rosée. Toutefois, ils ont en commun des difficultés dans la reconnaissance des billets de banque.
Tableau VIII : Acquisition des bénéficiaires en début de projet

Au regard de ce tableau, nous pouvons dire qu’au plan cognitif, les déficients visuels exerçant une activité commerciale ont du mal à identifier les billets de banque et à les manipuler aisément. Pour palier cela nous leur proposons des exercices.
La prochaine étape nous permet de présenter et de justifier les techniques auxquelles nous avons eu recours pour obtenir les informations nécessaires à notre projet.

3.3- TECHNIQUES ET MATERIEL DE LA RECHERCHE
Dans le cadre de cette recherche, les techniques de collecte de données, outils de la recherche, les matériels de soutien à l’activité et les méthodes de suivi et d’évaluation ont permis l’élaboration de notre projet éducatif.

3.3.1- Techniques de collecte des données
La recherche scientifique dispose de plusieurs matériels qui permettent au chercheur de mener ses investigations. Dans notre projet, nous les regroupons en techniques de collecte de données. Nous les avons utilisées pour recueillir les informations aussi bien sur la structure que sur nos bénéficiaires ; ce sont l’observation, l’entretien et l’étude documentaire.
L’observation
Elle nous a permis de comprendre le comportement des bénéficiaires, de savoir leurs différents problèmes et d’identifier leurs besoins. En effet, selon MATALON(1998) : « l’observation est une méthode qui permet au chercheur d’avoir des informations sur les comportements, les attitudes, en dehors de toute intervention, c’est-à- dire dans des conditions naturelles ».
Dans le cadre de notre projet, nous avons utilisé deux types d’observations.
L’utilisation de la première technique qui est l’observation simple a nécessité que nous notions à l’aide de notre cahier de bord tous les faits et gestes. Cette technique nous a permis d’observer le fonctionnement du service et le manque d’autonomie dans l’identification des billets chez nos bénéficiaires, des informations concernant la structure d’accueil, sur le personnel et les bénéficiaires. Pour éclairer cette technique, nous avons eu recours à l’observation spécifique.
Dans son utilisation, l’observation spécifique nous a permis de porter une attention sur notre groupe de travail. Ainsi, pendant les activités et à l’aide d’une grille d’observation, nous cochons les comportements observés chez les membres de notre groupe de travail. Elle nous a également permis de voir l’évolution du comportement observés. Pour compléter cette observation nous avons utilisé l’entretien.
L’entretien
C’est un procédé d’investigation scientifique utilisé pour recueillir des informations. Nous avons utilisé l’entretien de type individuel non directif. Ce type d’entretien concerne l’entretien ou l’interview avec une seule personne. L’intérêt de ce type d’échange est qu’il permet à l’interviewé de parler en toute liberté et de garder la confidentialité de l’information. Cette technique a montré son importance, néanmoins pour des informations complémentaires sur la cécité dont souffrent nos bénéficiaires, nous avons procédé à une étude documentaire.
La recherche documentaire
Toute étude scientifique nécessite une recherche documentaire en vue d’avoir des informations se rapportant au domaine d’action ou d’étayer les idées développées.
Pour notre projet, nous avons eu recours à la recherche documentaire pour consulter des ouvrages généraux, spécifiques, des dossiers des bénéficiaires. La consultation des dossiers s’est faite sur place à la structure (Fraiche Rosée) après que le chef de service social ait donné son accord. Quant aux ouvrages et aux travaux nous nous sommes rendus soit à la bibliothèque de l’INFS soit sur internet pour faire des lectures.
L’étude documentaire nous a permis de connaitre le type de cécité de nos bénéficiaires et d’avoir de plus amples informations sur le thème de notre projet.

3.3.2- Outils de la recherche
Pour mener à bien nos activités à la Fraiche Rosée, nous avons utilisé des matériels pédagogique et didactique.
MATERIELS PEDAGOGIQUES
C’est le matériel qui a servi à conduire les activités liées au programme pédagogique. Ainsi avons-nous :
La fiche technique d’activité 
Elle est le fil conducteur de l’activité en rapport avec l’activité du jour. Elle décrit les étapes et le déroulement de chaque activité. Elle nous a permis de suivre la progression des activités que nous avons menées.
La grille d’observation
Elle est le complément de la fiche technique d’activité, c’est un tableau qui contient les items en relation avec les comportements observés au cours de l’activité planifiée par la fiche technique. Elle a permis d’identifier les différentes compétences de nos bénéficiaires, de mesurer son degré d’implication dans l’activité et de mieux orienter l’action éducative.
Guide d’entretien (voir annexe)
C’est une fiche sur laquelle sont énumérés les différents points à aborder lors de l’entretien avec nos bénéficiaires. Il nous a permis d’avoir des informations sur la vie de nos bénéficiaires.
3.3.3- Matériels de soutien à l’activité
C’est l’ensemble des matériels qui a servi à mener nos activités. Nous avons utilisé les matériels suivants :
Les billets de banque : Ils permettent aux bénéficiaires de se familiariser avec les différentes coupures.
Les patrons avec des signes braille: Ils permettent aux personnes aveugles de pouvoir identifier la valeur du billet à partir d’une comparaison.
Les portefeuilles à plusieurs compartiments : ils permettent aux non voyants de pouvoir classer les billets de sorte à pouvoir les utiliser facilement.
Les produits cosmétiques ORO tels que le savon, le lait corporel et le shampoing : ils permettent aux déficients visuels de faire des transactions sans l’aide d’autrui.
3.3.4- Méthodes de suivi et d’évaluation
Dans le cadre de notre projet éducatif nous avons opté pour l’évaluation formative. C’est un système qui permet d’évaluer les acquis de nos usagers au cours des différentes séances. Elle permet de corriger au fur et à mesure les erreurs avant le prochain apprentissage. Nous avons opté pour la méthode active qui motive les bénéficiaires et accroit leur intérêt, puis favorise l’autonomie et la coopération. L’éducateur joue dans ce cas le rôle de modérateur et de superviseur en vue de corriger les imperfections

3.4- EXPERIMENTATION
Pour atteindre l’objectif de notre projet, nous avons choisi trois activités à savoir le micro enseignement sur les caractéristiques des billets de banque, la classification des billets de banque et le jeu de rôle dans une situation de transaction.

ACTIVITE 1 : Le micro enseignement sur les caractéristiques des billets de banque (voir annexe).
Objectif spécifique terminal : A partir d’un exposé de l’éducatrice stagiaire, l’apprenant doit être capable de donner les caractéristiques des différentes coupures des billets de banque.
Cette activité consiste à avoir une connaissance sur les caractéristiques de billets En effet, le déficient visuel doit être capable de faire la différence entre les différentes coupures.
Au cours de cette activité, nous donnons les caractéristiques de chaque coupure de billets. Le déficient visuel après avoir bien écouté l’exposé doit identifier chaque billet à partir de leurs dimensions et de la texture. Cela lui permet de développer ce sens suppléant (le toucher).

Activité 2 : La classification des différentes coupures de billet de banque
Objectif spécifique terminal : Etant donné plusieurs billets de banque, l’apprenant doit être capable de les ranger dans un portefeuille à plusieurs compartiments. (voir annexe)
Au cours de cette activité l’apprenant doit pouvoir identifier les billets de banque au toucher ; plier les billets de 1000 francs et de 2000 francs dans le sens de la longueur ; plier les billets de 5000 francs et de 10000 dans le sens de la largeur ; ranger le billet de 500 francs dans un Compartiment sans le plier; ranger les billets de 1000 francs et 5000 francs dans un même compartiment , enfin ranger les billets de 2000 francs et 10000 francs dans un autre compartiment.
Cette activité permet aux déficients visuels tout d’abord d’identifier les différentes coupures des billets de banque et ensuite de pouvoir les classer de sorte à les utiliser plus facilement en cas de besoin.
ACTIVITES 3 : Jeu de rôles dans une situation de transaction
Objectif spécifique terminal : Dans une situation de transaction ; le déficient visuel doit être capable de distinguer les billets de banque sans erreur. (voir annexe)
L’intérêt est de permettre aux déficients visuels de se familiariser à la texture des billets de banque afin de les manipuler aisément.
Cette activité s’est faite à partir d’un jeu de rôles. Chaque apprenant doit jouer le rôle de vendeur. Le vendeur est assis, une table devant lui. Sur cette table sont déposés des produits cosmétiques. Le client arrive et achète un produit, et remet l’argent au vendeur. Il doit d’abord palper le billet reçu, ensuite le plier dans le sens de la largeur, puis l’insérer entre l’index et le majeur, le comparer avec le billet témoin, identifier verbalement la valeur faciale du billet, préparer l’appoint exact à rendre au client et enfin annoncer oralement l’appoint rendu au client.

3.5- DIFFICULTES DE LA RECHERCHE
L’exécution de notre travail ne s’est pas faite sans difficultés.
D’abord, nos recherches d’informations sur la commune de Cocody, au niveau de la mairie ne nous ont pas permis de recueillir des informations récentes. Celles que nous avons datent de 1998, année ou s’est fait le dernier recensement général de la population et de l’habitat. Devant notre souhait d’avoir des informations plus récentes sur les structures sociales de la commune, nous avons été orienté vers le service social de la mairie ou nous avons pu recueillir d’autres informations.
Au niveau de la recherche documentaire, nous avons eu du mal à trouver des documents appropriés, pour nous orienter dans notre travail. Ce qui nous a conduit à chercher des informations sur internet et dans les mémoires de fin de cycle de nos prédécesseurs.
Le chapitre que nous venons d’achever, nous a permis d’expérimenter nos activités, en vue de rendre nos apprenants plus autonomes. Au nombre de trois, ces activités nous ont amené à identifier les billets de banque.
Dans le chapitre qui suit, nous présenterons les résultats obtenus à partir de ces différentes activités. Cela nous permettra de vérifier, nos théories et nos hypothèses.

CHAPITRE IV :

RESULTATS

4.1- PRESENTATION DES RESULTATS
Dans ce chapitre, il convient de présenter les résultats obtenus à l’issue des 3 activités que nous avons menées.
Durée : 30 mn à 35mn
Effectif : 03
4.1.1- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 1 à la première période
Titre : micro- enseignement sur les caractéristiques des billets en billets de banque
Durée : 30 mn
Effectif : 03
Observateurs : encadreurs- maître de stage
Période 1 : du 03 Mars au 02 Avril 2014
Nombre de séances : 2/4
Objectif spécifique : A partir d’un exposé de l’éducatrice stagiaire sur les billets de banque, le déficient visuel doit être capable de donner les signes distinctifs entre les différentes coupures de billets de banque.

Tableau IX : Synthèse des grilles d’observation de l’activité 1 à la première Période

Code : + : Comportement positif
 – : Comportement négatif
0 : Comportement non observé

Cette grille d’observation comporte 6 items avec 3 adultes, pour 18 comportements attendus. Nous enregistrons 14 comportements positifs, 4 comportements négatifs et 0 comportement non observé.
Au niveau des items 1, 2, 4, 6 nous avons enregistré 3 comportements positifs, 0 comportement négatif, 0 comportement non observé.
Au niveau des items 3 et 5 nous avons enregistré 1 comportement positif, 2 comportements négatifs et 0 comportement non observé.
OA a obtenu 6 comportements positifs, 0 comportement négatif, 0 comportement non observé.
SK et YA ont obtenu 4 comportements positifs et 2 comportements négatifs, 0 comportement non observé.
Vu les résultats obtenus, 14 comportements positifs contre 4 comportements négatifs, nous pouvons dire que les résultats sont encourageants. Les bénéficiaires ont pu décrire les différentes coupures des billets de banque. Cela est dû au fait que la connaissance des billets de banque est primordiale pour eux. SK et YA ont obtenu 4 comportements positifs et 2 comportements négatifs. Ils auraient pu faire mieux, s’ils suivaient attentivement la conduite à tenir pendant l’activité.
Attitude éducative
Nous avons remercié les bénéficiaires pour leur disponibilité et leur participation à l’activité. Nous les avons félicités et nous leur avons demandé d’être plus attentifs à la prochaine activité.
4.1.2- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 2 à la première période
Titre : La classification les différentes coupures des billets de banque Durée: 30 mn
Effectif : 03
Observateurs : encadreur- maître de stage
Période 1 : du 03 Mars au 02 Avril 2014
Nombre de séances : 2/4
Objectif spécifique : Etant donné plusieurs billets de banque, le déficient visuel doit être capable de les ranger dans un portefeuille à plusieurs compartiments.

Tableau X : Synthèse des grilles d’observation de l’activité 2 à la 1ere période

Code : + : Comportement positif
 – : Comportement négatif
0 : Comportement non observé

Cette grille d’observation comporte 5 items avec 3 apprenants pour 15 comportements attendus.
Au niveau des items 3, 4 et 5 nous avons enregistré 3 comportements positifs conte 0 comportement négatif et 0 comportement non observé
A l’item 2 nous avons enregistré 2 comportements positifs contre 1 comportement négatif et 0 comportement non observé.
SK a obtenu 5 comportements positifs et 0 comportement négatif.
OA a obtenu 4 comportements positifs et 1 comportement négatif.
YA a obtenu 3 comportements positifs et 2 comportements négatifs.
Au vu des résultats obtenus, 12 comportements positifs contre 3 comportements négatifs et 0 comportement non observé nous pouvons dire que les résultats sont plutôt encourageants.
II est important de souligner que 2/3 des bénéficiaires n’arrivent pas à manipuler les billets de banque. Cela s’explique par le fait qu’ils n’ont pas encore assimilé le processus de la classification des billets de banque ; surtout au niveau du rangement des billets de 1000 et 5000
Les 2 comportements négatifs enregistrés par YA sont dûs au fait qu’il est moins attentif et rencontre des difficultés de mémorisation liées au manque de concentration.
Attitude éducative
Au total, nous pouvons dire que pour cette période, le résultat n’est pas suffisamment satisfaisant.
Nous les avons encouragés et félicités pour leur présence et leur participation et nous leur avons demandé d’être plus attentifs, les prochaines fois.
Nous attirerons un peu plus leur attention au cours de la seconde période sur La classification des billets de banque. Nous allons multiplier les séances avec YA pour le mettre au même niveau que SK et OA.
4.1.3- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 3 à la 1ere période
Titre : jeu de rôles dans une situation de transaction
Durée : 35 mn
Effectif: 03
Observateurs : encadreur- maître de stage
Période : du 03 Mars au 02 Avril 2014
Nombre de séances : 3/7
Objectif spécifique : Dans une situation de transaction, le déficient visuel doit être capable de distinguer les billets de banque sans erreur.

Tableau XI : Synthèse des grilles d’observation de l’activité 3 à la 1ère période

Code : + : Comportement positif
 – : Comportement négatif
0 : Comportement non observé

Cette grille d’observation comporte 7 items, avec 3 apprenants pour 21 comportements attendus.
Nous enregistrons 12 comportements positifs contre 9 comportements négatifs et 0 comportement non observé.
Au niveau des items 1 et 2 nous avons enregistré 3 comportements positifs, 0 comportement négatif et 0 comportement non observé.
A l’item 5 nous avons enregistré 0 comportement positif contre 3 comportements négatifs et 0 comportement non observé.
A l’item 7 nous avons enregistré 2 comportements positifs contre 1 comportement négatif et 0 comportement non observé.
SK a la particularité d’avoir 5 comportements positifs et 2 comportements négatifs.
OA a obtenu 4 comportements positifs et 3 comportements négatifs.
YA a obtenu 3 comportements positifs et 4 comportements négatifs.
Au vu des résultats obtenus, 12 comportements positifs contre 9 comportements négatifs et 0 comportement non observé nous pouvons dire que les résultats sont mitigés. Cela peut s’expliquer par le fait que les bénéficiaires n’ont pas encore assimilé le processus de manipulation des billets de banque ; surtout au niveau de l’identification faciale des billets de banque.
Les 3 comportements négatifs enregistrés par OA et 4 comportements négatifs enregistrés par YA sont dûs au fait qu’ils sont moins concentrés lors des activités, ils ne sont pas attentifs à ce que nous leur avons dit.

Attitude éducative
Nous avons remercié les bénéficiaires pour leur participation et nous leur avons demandé d’être beaucoup plus attentifs lors des prochaines activités.
Nous avons félicité particulièrement SK pour son amélioration et l’effort qu’il fournit au cours de l’activité.
4.1.4- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 1 à la deuxième période
Titre : Micro enseignement sur les caractéristiques des billets en franc cfa
Durée : 30 m
Effectif : 03
Observateurs : encadreur-maitre de stage
Période 2 : 03 Mars au 02 Avril 2014
Nombre de séances : 4/4
Objectif spécifique : A partir d’un exposé de l’éducatrice stagiaire sur les billets de banque, le déficient visuel doit être capable de donner les caractéristiques des différentes coupures des billets de banque en franc cfa.
Tableau XII : Synthèse des résultats de l’activité 1 à la deuxième période

Code : + : Comportement positif
 – : Comportement négatif
0 : Comportement non observé

Nous observons 17 comportements positifs contre 1 comportement négatif, et 0 comportement non observé.
Au niveau des items 1, 2, 4, 5 et 6 nous avons enregistré 3 comportements positifs, 0 comportement négatif, et 0 comportement non observé. 
SK et OA ont tous deux obtenu 6 comportements positifs aucun comportement négatif, et 0 comportement non observé.
YA a enregistré 5 comportements positifs, 1 comportement négatif et 0 comportement non observé.

La dominance des comportements positifs aux items 1, 2, 4,5 et 6 montre que l’activité a été assimilée par les 3 bénéficiaires dans l’ensemble. Quant a l’échec de YA a l’item 3, cela est lié à son faible niveau d’étude et a t-il confondu certains éléments de réponse.
En somme les résultats sont satisfaisants cela montre que les bénéficiaires connaissent les caractéristiques des billets de banque et cela facilite leur classification.

Attitude éducative
Nous avons félicité et encouragé les bénéficiaires pour leur bonne participation et leur avons demandé de porter aussi un intérêt aux deux autres activités qui vont suivre, ce qui va leur permettre d’être autonomes.
4.1.5- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 2 à la deuxième période
Titre : Classification des différentes coupures des billets en franc cfa
Observateurs : encadreur- maître de stage
Période 2 : du 03 Avril au 06 Mai
Nombre de séances : 4/4
Objectif spécifique : Etant donné plusieurs billets de banque, le déficient visuel doit être capable de les ranger dans un portefeuille à plusieurs compartiments.
Tableau XIII: Synthèse des résultats de l’activité 2

Code : + : Comportement positif
 – : Comportement négatif
0 : Comportement non observé

Nous enregistrons 15 comportements positifs contre 0 comportement négatif et 0 comportement non observé.
Au niveau des items 1, 2, 3, 4 et 5 nous avons enregistré 5 comportements positifs, 0 comportement négatif et 0 comportement non observé.
SK, OA et YA ont obtenu 3 comportements positifs, 0 comportement négatif et 0 comportement non observé.
Au vu de ces résultats, 15 comportements positifs contre 0 comportements négatifs et 0 comportement non observé, nous pouvons dire que les résultats sont satisfaisants. A force de répétition, les bénéficiaires ont pu assimiler les différentes étapes de la classification des billets de banque.
YA a été remarquable à cette activité

Attitude éducative
Nous avons félicité les bénéficiaires pour la volonté de changement de comportement. Nous leur avons demandé de continuer à s’intéresser aux différentes activités qui leur sont proposées.
En effet la dernière activité va leur permettre de façon concrète de manipuler les billets de banque de sorte à se familiariser avec ceux-ci
4.1.6- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 3 à la deuxième période
Titre : Jeu de rôles dans une situation de transaction
Durée : 35 min
Effectif: 03
Observateurs : encadreur- maitre de stage
Période 2 : du 02 Avril au 06 Mai
Nombre de séances : 5/7
Objectif spécifique : Dans une situation de transaction, le déficient visuel doit être capable de manipuler les billets de banque sans erreur.
Tableau XIV: Synthèse des résultats de l’activité 3

Code : + : Comportement positif
 – : Comportement négatif
0 : Comportement non observé

Nous enregistrons 18 comportements positifs, 3 comportements négatifs et 0 comportement non observé.
Au niveau des items 1, 2 ,3 et 6 nous avons enregistré 3 comportements positifs, 0 comportement négatif et 0 comportement non observé.
Au niveau des items 4 et 7 nous avons enregistré 2 comportements positifs, 1 comportement négatif et 0 comportement non observé.
OA et SK ont obtenu 7 comportements positifs, 0 comportement négatif et 0 comportement non observé.
YA a obtenu à son tour 4 comportements positifs et 3 comportements négatifs.
Il y a une dominance des comportements positifs, le résultat est donc satisfaisant dans l’ensemble.
La majorité des difficultés rencontrées à la première période ont été résolues progressivement au cours des séances que nous avons animées. L’identification des billets de banque reste un véritable problème pour YA.

Attitude éducative
Nous avons remercié et félicité les bénéficiaires pour toute leur attention et leur courage et surtout nous les avons exhortés à ne pas perdre les connaissances acquises au cours des différentes activités.
Tableau XV : Evaluation des acquisitions en fin de projet

À travers ce tableau, nous constatons que nos bénéficiaires ont commencé à se familiariser avec les différentes coupures de billets de banque suite aux activités menées.
Les bénéficiaires connaissent maintenant les caractéristiques des billets.
Ils ont aussi une connaissance sur la classification des billets et savent aussi les manipuler mais il reste encore un petit effort à faire concernant YA.

4.2- PRESENTATION DES TABLEAUX SYNOPTIQUES
4.2.1- Tableau synoptique de l’activité 1 sur les deux périodes
Tableau XVI : Tableau synoptique de l’activité 1

Légende :
P1 : Première période
P2 : deuxième période
E c: Ecart
Pour ce tableau, nous avons 16 comportements positifs à la première période et 17 comportements positifs à la deuxième période. Nous avons donc un écart de +1.
Concernant les comportements négatifs, il y a eu une régression car, nous en avons enregistré 4 à la première période et 1 à la seconde période. Nous avons donc un écart de -3 et aucun comportement non observé sur les 2 périodes.
Le tableau récapitulatif des comportements sur les deux périodes montre qu’il y a du progrès dans le comportement des bénéficiaires. Nous pouvons dire que cette activité a eu un impact positif.
4.2.2- Tableau synoptique de l’activité 2 sur les 2 périodes
Tableau XVII : Tableau synoptique de l’activité 2

Légende :
P1 : Première période
P2 :deuxième période
Ec : Ecart
Pour cette activité, nous sommes passés de 12 comportements positifs à la première période à 15 à la seconde période, donc un écart de +3 Quant aux comportements négatifs, on enregistre 3 à la première période et 0 à la seconde période, donc un écart de -3 et aucun comportement non observé.
Nous sommes passés de 12 comportements positifs à la première période à 15 à la seconde période. Ainsi donc, les bénéficiaires ont réussi à tous les items. Visiblement, les difficultés de la première période se sont estompées à la seconde période.
Nous constatons que plusieurs efforts ont été faits au niveau de la classification des billets de banque.
4.2.3- Tableau synoptique de l’activité 3 au cours des 2 périodes
Tableau XVIII : Tableau synoptique de l’activité 3

Légende :
P1 : Première période
P2 : Deuxième période
Ec : Ecart
Nous avons enregistré 12 comportements positifs à la première période et à la seconde période 18 comportements positifs. Donc un écart de +6
Concernant les comportements négatifs, l’on enregistre 9 à la première période et 6 à la seconde période. Donc un écart de – 3 et aucun comportement non observé.
Il y a eu un progrès considérable car nous sommes passés de 12 à 18 comportements positifs. Les comportements positifs sont au dessus de la moyenne à la deuxième période. Nous pouvons conclure que les bénéficiaires manipulent les billets de banque mais toujours avec difficultés.

4.3- ANALYSE DES RESULTATS
En début de projet, les usagers avaient des difficultés à manipuler les billets de banque.
Pour les aider à améliorer leur vie quotidienne, il fallait d’abord les amener à changer de comportement. C’est ainsi que nous avons initié ces trois activités :
La première activité s’intitulait micro-enseignement sur les caractéristiques des billets de banque. Cette activité a amené nos bénéficiaires à connaitre d’abord le nombre de billet de banque existant, à connaître les dimensions des différentes coupures des billets de banque et enfin à connaitre les caractéristiques de ces billets. Ce qui n’était pas le cas en début de projet car, ils ignoraient tout sur Ies nouvelles coupures de billets de banque, ainsi que la différence entre les billets eux-mêmes.
En ce qui concerne l’activité 2, elle traitait de la classification des billets de banque. Tous les usagers avaient du mal à ranger leurs billets de banque dans leur poche. Désormais, ils ont compris qu’avec cette activité, ils pourront facilement utiliser leur argent sans l’aide d’autrui. Mais aussi ils ne cofonderont plus les différentes coupures de billets de banque en préparant l’appoint.
Quant à la dernière activité qui s’intitulait jeu de rôle dans une situation de transaction, elle aussi a été bénéfique car les bénéficiaires au départ n’arrivaient pas à distinguer les billets de banque sans se tromper. Mais aujourd’hui ils le font avec difficulté certes, mais ils arrivent à les manipuler.
Tous ces comportements négatifs ont quasiment changé en fin de projet et ils essaient tant bien que mal d’identifier les billets de banque.
La première activité a eu un succès et cela s’explique par le fait qu’à la première période, il y avait que 16 comportements positifs sur 18. A la seconde période, il y a eu 17 comportements positifs sur 18, Dans ce là YA n’a pas pu comparer le billet de 1000 francs à celui de 2000 francs.
Pour l’activité 2, le résultat a été satisfaisant car toutes les difficultés rencontrées à la première période, ont été résolues à la seconde.
A la première période, il n’y a eu que 12 comportements positifs sur 15 et à la seconde, 15 comportements positifs sur 15. Nous pouvons dire que les bénéficiaires ont réussi à tous les items
Pour la troisième activité, il y a eu un taux de réussite plus élevé car, nous sommes passés de 12 comportements positifs sur 21 à la première période, à 18 sur 21 à la seconde.
Pour les activités 2 et 3, le taux de réussite était plus élevé que celui de l’activité 1.
Dans l’ensemble, nous pouvons affirmer que nous avons obtenu des résultats satisfaisants car l’identification des billets de banque est un problème d’une importance capitale dans la vie de nos bénéficiaires. Nous avons presque atteint nos objectifs.
Pour permettre à nos bénéficiaires d’avoir une vie normale définitive, il serait intéressant de faire un projet de suivi.

CHAPITRE V :

PROJET DE SUIVI

Pendant 6 mois, nous avons mené une recherche qui nous a amenée à des résultats satisfaisants. C’est pourquoi, il est nécessaire pour nous de pérenniser ce travail et même de l’étendre à d’autres personnes. Pour ce faire, nous avons élaboré un projet de suivi qui consiste à évaluer d’abord les résultats, à montrer ensuite les insuffisances liées à ces résultats et à faire enfin des suggestions.

5.1- EVALUATION DES RESULTATS
L’objectif visé en entreprenant cette recherche était d’amener les agents économiques non-voyants à être autonomes par l’identification des billets de banque.
Au terme de la première activité, de 16 comportements sur 18 à la première période, nous avons enregistré 17 comportements sur 18 à la seconde période soit, une légère progression de +1 comportement.
Après ce micro enseignement, les bénéficiaires connaissent les dimensions et les différentes caractéristiques de ces billets.
Pour l’activité 2, nous sommes passés de 12 comportements positifs sur 15 à la première période à 15 comportements positifs sur 15 à la Seconde. Soit, un taux de réussite de 100%.
Nos bénéficiaires ont su comment classer les billets de banque. C’est-à-dire comment les plier et comment les ranger dans un portefeuille à plusieurs compartiments.
Pour l’activité 3, nous sommes passés de 12 comportements positifs sur 21 à la première Période et 18 comportements positifs sur 21 à la seconde, soit, un écart de +6. Les bénéficiaires arrivent à distinguer quasiment les différentes coupures de billets de banque en les manipulant sans l’aide d’une tierce personne.
Ces résultats obtenus montrent que nous avons presqu’atteint nos objectifs.
Les bénéficiaires dans leur ensemble adoptent désormais des comportements nouveaux. Malgré nos objectifs presqu’atteints, notre travail comporte certaines insuffisances.

5.2- INSUFFISANCES LIEES AUX RESULTATS
Pendant nos activités, certaines difficultés ont fait qu’il y a eu des comportements négatifs. Le bénéficiaire YA a obtenu un comportement négatif à l’activité 1 et 3 comportements négatifs à l’activité3. Nous pensons que cela est dû à son faible niveau d’étude, quoi qu’il ait une réelle volonté de réussir ce qu’il entreprend.
Aussi, les matériels pour le déroulement des activités n’étaient-ils pas adéquats car il n’y a pas d’élément identifiant sur les billets de banque. Nous avons mené la troisième activité avec des billets témoins et cela prend tout le temps pour l’identification des billets.
Toutefois, il est important de faire des suggestions dans le but d’amener nos dirigeants à prendre des décisions concernant l’émission de la monnaie en franc cfa afin que son utilisation soit plus facile chez les déficients visuels.
5.3- SUGGESTIONS
Les difficultés rencontrées dans la réalisation de ce projet ayant quelque peu influé sur nos résultats, nous faisons un certain nombre de suggestions,
– au gouvernement de tenir compte des déficients visuels en demandant à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) d’émettre des billets de banque qui seront utilisables par tous et notamment par les non-voyants. A cet effet il serait souhaitable de revenir sur les dimensions des anciens billets en franc cfa émis avant 2003 ; ces billets variaient en fonction de leur valeur. Le billet de 1000 francs était considérablement plus grands que celui de 500 francs ainsi de suite. Les dimensions des billets doivent évoluer selon leur valeur avec des différences de dimensions plus nettes.
Le gouvernement pourrait aussi mettre à la disposition des non voyants un lecteur de billets de banque comme l’a fait la banque du canada afin d’aider les personnes non voyantes ou mal voyantes à distinguer les différentes coupures. Cet appareil portatif indique la coupure de trois façons soit par un message vocal en français, un timbre sonore ou une vibration.
Nous suggérons aussi que les billets de banque émis par la BCEAO aboutissent à une émission de billet de banque semblable à ceux produits par la banque canadienne Ces billets sont en polymère il comporte un élément tactile situé dans le coin des billets et il est constitué de 6 points en relief (deux colonnes de trois points) séparé par une surface lisse. Cela permettrait aux non voyants d’identifier plus facilement les billets de banque rien qu’au toucher.
CONCLUSION
Durant notre stage au centre de la Fraiche Rosée, nous avons élaboré un projet dont l’objectif était l’autonomisation du déficient visuel par l’identification des billets de banque.
Pour réaliser ce projet, nous avons fait des observations. Ces observations dans leur ensemble nous ont permis d’identifier plusieurs problèmes dont le problème d’identification des billets de banque. Pour résoudre ce problème qui favorise le manque d’autonomie chez ces déficients, nous avons menés trois activités :
micro enseignement sur les caractéristiques des billets de banque ;
classification des billets de banque ;
jeu de rôles dans une situation de transaction.
Dans la mise en œuvre de ces activités, nous avons rencontré beaucoup de difficultés liées au manque de matériels adéquats. Mais, en dépit de ces difficultés, nous avons plus ou moins pu atteindre notre objectif qui est de rendre plus autonomes les bénéficiaires atteints de déficience visuelle de Ia Fraiche Rosée par l’identification des billets de banque.
Cependant à l’activité 1 nous sommes passés de 16 comportements positifs à la première période à 17 comportements positifs à la seconde période. A l’activité 2 nous sommes passés de 12 comportements positifs à la première période à 15 comportements positifs à la seconde période. Enfin à l’activité 3 nous sommes passés de 12 comportements positifs à la première période à 18 comportements positifs à la seconde période.
En effet, il y a eu un changement positif de comportement chez nos, bénéficiaires au terme de ces activités. Il y a eu une amélioration au niveau de leur vie quotidienne en tant qu’agent économique, car ils connaissent les caractéristiques des billets de banque, la manière de les classer et aussi la manière de les distinguer.
Ce projet étant une œuvre scientifique, beaucoup reste à faire pour le parfaire afin de contribuer à la vie quotidienne des déficients visuels en général et en particulier des bénéficiaires de la Fraiche Rosée atteints de cécité.
Nous terminons en insistant sur le fait que ce projet est notre modeste contribution à la prise en charge des déficients visuels.
REFERECENCES BIBLIOGRAPHIQUES
OUVRAGES GENERAUX
INFS, (2008) : guide de rédaction de mémoire Abidjan, CI, 2008, 28p inédit.
JEANNIN J P, Fédération départementale des familles rurales de la mame, il était une fois… Le projet éducatif…(2007), 32p.
LAFON R (1979), Dictionnaire du vocabulaire de la psychopédagogie et de psychiatrie de l’enfant, ED Presse Universitaire de France 3édition 1520p.

OUVRAGES SPECIFIQUES
CHESNAIS M.F, (1998), Vers l’autonomie, l’accompagnement dans les apprentissages, Paris, Hachette Education.
GAUTRON, B. (1999), La réadaptation à base communautaire pour l’intégration des personnes handicapée, Abidjan 199p.

RAPPORTS

BCEAO (2008), Rapport sur les conditions de banque dans l’UEMOA 2008-2010, 101p.
MARIE, SYLVIE, SANDER al, les personnes ayant un handicap visuel.
In Etudes et Résultats, n°416, juillet 2005, 12p.
OMS, Rapport sur la santé dans le monde 2008 préconise un retour aux soins de santé primaires, communiqué de presse 14 octobre 2008.
MEMOIRES
KONATE, Y (2012) : Connaissance de la monnaie une étape vers l’autonomisation du jeune déficient intellectuel, Abidjan, INFS, 73p inédit
MANGBAN,G M (2008) : Education aux techniques de l’écriture braille, moyen d’autonomisation de cinq personnes aveugles, Abidjan, INFS,84p inédit.
SEKA, B (2007) : La locomotion pour l’autonomie des aveugles, Abidjan, INFS, 74p inédit.

REVUE
Carolyn Samuel, (2010), Pour une identification plus facile de la monnaie par tous les Canadiens atteints de cécité ou de déficience visuelle, revue de la banque du canada, 2010, 9 p.

WEBOGRAPHIE
Nouveaux billets de banque en polymère et le handicap visuel, vu sur le site
http://www.banqueducanada.ca/billets/ visité le 20/02/2014 à 13h30mn
Éléments permettant aux personnes aveugles ou ayant une vision partielle d’identifier les billets de banque, vu sur le site
http://www.banqueducanada.ca/billets/materiel-information/personnes-aveugles-vision-partielle/ visité le 03/03/2014 à 22h
http :www.unige.ch/medecine/ib/ethiquebiomédicale/ens/glossaire/autonomie.pdf consulté le 17/04/2014 à 23h35mn
Nouveaux billets de banque (RAAQ), vu sur le site
http://www.mta.alainlapierre.com/co/comm11.html visité le 12/05/2014 à 22h

TABLE DES MATIERES
PAGES
SOMMAIRE II
DEDICACE III
REMERCIEMENTS IV
RESUME  VI
LISTE DES SIGLES VIII
LISTE DES TABLEAUX IX
LISTE DES ANNEXES X
INTRODUCTION 1

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE 3

CHAPITRE II : ELABORATION CADRE D’ANALYSE 12
2.1- ANALYSE DU CADRE D’INTERVENTION 13
2.2- DIAGNOSTIC 20
2.2.1- 0bservations générales 20
2.2.2- Observations spécifiques 22
2.2.3- Analyse des données 23

CHAPITRE III : METHODOLOGIE DE L’INTERVENTION 26
3.1- PRESENTATION DU PROJET D’INTERVENTION 27
3.2- Présentation de la population d’étude 32
3.2.1- Population cible 32
3.2.2- Groupe de travail 32
3.2.2.1- Critères de choix et de justification 32
3.2.2.2- Caractéristiques des membres du groupe de travail 33
3.3- TECHNIQUES ET MATERIEL DE LA RECHERCHE 37
3.3.1- Technique de collecte de données 38
3.3.2- Outils de la recherche 40
3.3.3- Matériels de soutien à l’activité 40
3.3.4- Méthodes de suivi et d’évaluation 41
3.4- EXPERIMENTATION 41
3.5- DIFFICULTES DE LA RECHERCHE 43

CHAPITRE IV : RESULTATS 45
4-1- PRESENTATION DES RESULTATS 46
4.1.1- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 1 à la première période 46
4.1.2- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 2 à la première période 48
4.1.3- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 3 à la
1ere période 51
4.1.4- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 1 à la deuxième période 53
4.1.5- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 2 à la deuxième période 55
4.1.6- Synthèse des grilles d’observation de l’activité 3 à la deuxième période 57
4.2- PRESENTATION DES TABLEAUX SYNOPTIQUES 61
4.2.1- Tableau synoptique de l’activité 1 sur les deux périodes 61
4.2.2- Tableau synoptique de l’activité 2 sur les 2 périodes 62
4.2.3- Tableau synoptique de l’activité 3 au cours des 2 périodes 63
4.3- ANALYSE DES RESULTATS 64

CHAPITRE V : PROJET DE SUIVI 67
5.1- EVALUATION DES RESULTATS 68
5.2- INSUFFISANCES LIEES AUX RESULTATS 69
5.3- SUGGESTIONS 70

CONCLUSION 71
REFERECENCES BIBLIOGRAPHIQUES 73
TABLE DES MATIERES .76
ANNEXES

ANNEXES

FICHES TECHNIQUES D’ACTIVITESANNEXE I 

FICHE TECHNIQUE D’ACTIVITE 1
Titre : micro enseignement sur les caractéristiques des billets en franc CFA
Lieu : Au préau
Durée : 30 minutes
Période 1 et 2: Du 03 Mars au 02 Avril et du 03 Avril au 30 Mai
Effectif : 03
Tranche d’âge : 31 à 33 ans
Moment : Matin
Nombre de séances : 4
Matériel : les cinq coupures des billets de banque en francs CFA
Disposition : les apprenants sont assis et font face à l’éducatrice stagiaire.
Objectif Spécifique : A partir d’un exposé de l’éducatrice stagiaire, l’apprenant doit être capable de donner les caractéristiques des différentes coupures des billets de banque en francs CFA.
Objectifs spécifiques intermédiaires : Au cours de l’activité, le bénéficiaire doit être capable de:
citer oralement au moins trois coupures de billets de banque ;
donner les caractéristiques des différentes coupures des billets de banque ;
comparer le billet1000 et 2000  francs;
donner un signe distinctif entre le billet de 1000 francs et celui de 2000 francs ;
comparer le billet de 5000 et 10000 francs;
donner un signe distinctif entre le billet de 5000 francs et 10000 francs

Mise en train : citer quelques pays de l’Afrique de l’ouest qui utilisent le franc cfa.
Motivation : l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de raconter une histoire concernant les billets de banque. Après l’histoire racontée elle leur dit : aujourd‘hui je vous donnerez toutes les caractéristiques des différentes coupures des billets de banque.
R.A : Ils racontent leur mésaventure concernant les billets de banque
L’éducatrice stagiaire dit : aujourd’hui nous allons travailler sur les caractéristiques des billets en franc CFA.
Déroulement : l’activité se déroulera en 7 étapes.
Etape 1 : L’éducatrice stagiaire demande aux apprenants d’écouter attentivement son exposé.
Etape 2 : l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de citer au moins 3 coupures des billets de banque en francs CFA.
Etape 3 : l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de donner les caractéristiques des différentes coupures des billets de banque.
Etape 4 : l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de comparer le billet de 1000 et de 2000 francs.
Etape 5 : l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de donner un signe distinctif entre le billet de 1000 francs et 2000 francs.
Etape 6 : l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de comparer le billet de 5000 et 10000.
Etape 7 : l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de donner un signe distinctif entre le billet de 5000 francs et 10000 francs
Rangement : A la fin de l’activité, l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de ranger les billets de banque.
Intérêt pédagogique : Cette activité amène le déficient visuel à faire la différence entre les différentes coupures de billets de banque.
Evaluation : Elle se fera à l’aide de la grille d’observation.

FICHE TECHNIQUE D’ACTIVITE 2
Titre : classification des différentes coupures de billets en francs cfa
Lieu : Au préau
Durée : 30 minutes
Période 1 et 2: Du 03 Mars au 02 Avril et du 03 Avril au 30 Mai
Effectif : 03
Tranche d’âge : 31 à 33 ans
Moment : Matin
Nombre de séances : 04
Matériel : Les différentes coupures de billets en CFA, les patrons et des portefeuilles à plusieurs compartiments.
Disposition : les apprenants sont assis face à l’éducatrice.
Objectif Spécifique : Etant donné plusieurs billets de banque, l’apprenant doit être capable de les ranger dans un portefeuille à plusieurs compartiments.
Objectifs spécifiques intermédiaires : Au cours de l’activité, l’apprenant doit être capable de :
plier les billets de 1000 et 2000 dans le sens de la longueur ;
-Plier les billets de 10000 et 5000 dans le sens de la largeur ;
ranger le billet de 500 francs dans un compartiment sans le plier ;
ranger 1000 et 5000 francs dans un même compartiment ;
ranger 2000 et 10000 francs dans un même compartiment ;

Mise en train : l’éducatrice demande à chaque apprenant de montrer la nature du billet de banque qu’il a en poche
Motivation : l’éducatrice distribue aux apprenants des billets de banques mélangés aux patrons et demande à chacun de lui présenter un billet.
Déroulement : L’activité se déroulera en 5 étapes.
Etape 1 : les apprenants plient les billets de 1000 francs et 2000 francs en deux dans le sens de la longueur de façon à ce qu’il soit long et étroit.
Etape 2 : les apprenants plient les billets de 5000 francs et 10000 francs dans le sens de la largeur de sorte à former un carré.
Etape 3 : les apprenants laissent les billets de 500 francs complètements dépliés et les rangent dans un compartiment choisi
Etape 4 : les apprenants rangent les billets de 1000 francs devant les billets de 5000 francs dans un même compartiment de sorte a pouvoir en choisir qu’un seul a la fois.
Etape 5 : les apprenants rangent les billets de 2000 francs devant ceux de 10000 francs.
Rangement : A la fin de l’activité, l’éducatrice demande aux apprenants de ranger les billets de banque et les portefeuilles à plusieurs compartiments.
Intérêt Pédagogique : Cette activité prépare le déficient visuel à utiliser plus facilement les différentes coupures des billets de banque.

FICHE TECHNIQUE D’ACTIVITE 3

Titre : jeu de rôles dans une situation de transaction
Lieu : dans la grande salle
Durée : 35 minutes
Période 1 et 2: Du 03 Mars au 02 Avril et du 03 Avril au 30 Mai
Effectif : 03
Tranche d’âge : 31 à 33 ans
Moment : Matin
Nombre de séances : 07
Matériel : les produits cosmétiques, les billets de banque, chaises, table
Disposition : le vendeur est assis et chaque client s’arrête face à lui.
Objectif Spécifique : Dans une situation de transaction, l’apprenant doit être capable d’identifier les billets de banque.
Objectifs spécifiques intermédiaires : Au cours de l’activité, l’apprenant doit être capable de :
palper le billet reçu du client ;
plier une fois le billet de banque dans le sens de la largeur ;
insérer le billet entre l’index et le majeur;
comparer le billet à un billet témoin ;
identifier verbalement la valeur faciale du billet;
préparer l’appoint exact à rendre au client ;
annoncer oralement l’appoint rendu du client
Mise en train : l’éducatrice stagiaire fait sentir les billets de banque neuf aux apprenants et leur demande ce que c’est. Elle distribue des billets usés et leur demande ce que c’est.
Motivation : l’éducatrice stagiaire demande aux apprenants de citer les plus grands super marché qu’ils connaissent et dit ensuite si vous suivez bien l’activité vous pourriez aller faire vos courses dans ces endroits comme les personnes voyantes.
Déroulement : l’activité se déroulera en 7 étapes :
Etape 1 : L’apprenant palpe le billet reçu du client ;
Etape 2 : L’apprenant plie une fois le billet dans le sens de la largeur ;
Etape 3 : L’apprenant insère le billet entre l’index et le majeur ;
Etape 4 : L’apprenant compare le billet à un billet témoin
Etape 5 : L’apprenant identifie verbalement la valeur faciale du billet ;
Etape 6 : L’apprenant prépare l’appoint exact à rendre au client ;
Etape 7 : L’apprenant annonce oralement l’appoint rendu au client ;
Rangement : A la fin de l’activité, l’éducatrice demande aux apprenants de ranger les billets de banque et les produits cosmétiques.
Intérêt pédagogique : Cette activité prépare le déficient visuel à se familiariser à la texture des billets de banque afin de les manipuler aisément.
Evaluation : Elle se fera à l’aide de la grille d’observation.

EXEMPLE DE GRILLE D’OBSERVATIONANNEXE II 

GRILLE D’OBSERVATION
Titre:
Durée :
Nombre de séances :
Période :
Effectif :
Lieu :
Âge :
Observateurs:
Objectif spécifique :

GUIDE D’ENTRETIENANNEXE III 

IDENTIFICATION DE L’APPRENANT

Nom……………………………………………………………………
Prénoms………………………………………………………………
Date de naissance……………………………………………………
Sexe…………………………………………………………………..
Lieu de résidence…………………………………………………….
Autre centre fréquenté……………………………………………….

HISTOIRE PERSONNELLE

Niveau d’étude…………………………………………………………
Type de handicap………………………………………………………
Traitement effectué……………………………………………………
Causes de cécité………………………………………………………
Date de survenue de la cécité………………………………………..
Autre handicap associé………………………………………………..
Comportement à la maison……………………………………………
Nature du tutorat de l’apprenant………………………………………
Fratrie……………………………………………………………………
Difficultés………………………………………………………………..

PHOTOS D’ACTIVITESANNEXE IV 


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