Définition de quelques concepts relatifs à la cécité

I. QUELQUES DÉFINITIONS
Avant toute chose, il paraît essentiel de citer quelques définitions pour mieux comprendre la population dont il est question.
Aveugle : Qui est privé du sens de la vue.
Cécité : Sur le plan légal, la définition de la cécité varie d’un pays à l’autre mais elle repose presque toujours sur une évaluation médicale du degré de déficience de la vision centrale. En France, on qualifie d’aveugles, les personnes dont l’acuité visuelle est égale ou inférieure à 1/20 du meilleur seuil après correction; sur l’échelle de Snellen . Au Etats-Unis, ce seuil est de 1/10. Les aveugles ainsi définis, ont droit au port de la canne blanche et à des prestations sociales spécifiques.
Amblyopie : Toute personne dont le degré de vision du meilleur seuil après correction se situe entre 1/20 et 4/10 . Peuvent aussi s’ajouter d’autres anomalies de la vision, comme une mauvaise perception des couleurs, le rétrécissement du champ visuel. On distingue les amblyopes sévères et les amblyopes légers.
Strabisme : Défaut des muscles des yeux empêchant la convergence des globes oculaires et une vision binoculaire normale . On distingue le strabisme convergeant (déviation d’un œil vers l’intérieur) et le strabisme divergeant (déviation vers l’extérieur).
Aveugle Non-visualisant : « Cécité qui survient avant la septième année et qui ne laisse subsister aucune structure visuelle précise » (Pierre VILLEY).

Aveugle-sain : « Cécité dont les dommages se limitent à l’appareil optique et n’affecte pas les structures cognitives » (Pierre VILLEY).

Cécité de conversion : Le cerveau ne présente aucune lésion, pas plus que les yeux et les nerfs optiques et pourtant du jour au lendemain, vous vous retrouvez complètement aveugle sans raison physiologique, sans presqu’aucun espoir de guérison (Ingrid Descours).
Acuité : Degré de sensibilité d’un sens; finesse de sensibilité discriminatoire.
Déficience : Altération, insuffisance d’une structure ou fonction psychologique , physiologique ou anatomique.
Handicap : Conséquences socioprofessionnelles d’une incapacité.
En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis dans la définition du handicap que c’est une situation qui implique une incohérence entre une personne et son milieu. C’est le résultat des interactions entre les incapacités physiques, mentales et fonctionnelles propres à la personne et les caractéristiques de l’environnement dans lequel il vit.
Mais ce n’est pas la personne qui est responsable, c’est tout autant le milieu. Le mot handicap donne une impression négative, c’est pour cela que certains le supprime dans leur vocabulaire; au lieu de dire personnes handicapées, ils disent « personnes autrement capable » ou on utilise les termes tels que « différence »(Delphine Warin).
Selon la convention relative aux droits des personnes handicapées, en son article premier: les personnes handicapées sont des personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles; durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société, sur la base de l’égalité avec elle.
La communication selon cette convention est entre autre: les langues, l’affichage de texte, le braille; la communication tactile, les gros caractères, les supports multimédias accessibles ainsi que les modes, moyens et formes de communication améliorées et alternative ; à base de supports écrits, supports audio, langues simplifiées et lecteurs humains, y compris les technologies de l’information accessibles.


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